L'haltérophilie

L'haltérophilie est un sport olympique qui consiste à soulever la charge la plus lourde à bout de bras par l'exécution de deux mouvements: l'arraché et l'épaulé-jeté. Ce sport s'adresse autant aux hommes qu'aux femmes. Les charges sont soulevées avec l'aide d'une barre olympique à laquelle on rajoute des disques de métal recouverts de caoutchouc de différents poids.

La Fédération d'haltérophilie du Québec est membre de la Fédération canadienne d'haltérophilie qui elle-même est membre de la Fédération internationale d'haltérophilie (IWF). Cette dernière regroupe plus de 172 fédérations nationales.

L'haltérophilie se distingue des deux autres sports de force que sont la dynamophilie (powerlifting) et le culturisme (body building). En voici les grandes différences:

Haltérophilie

L'athlète qui soulève le total de poids le plus élevé au total de l'arraché et de l'épaulé-jeté à l'intérieur de sa catégorie de poids gagne la compétition.

Les habiletés développées par les athlètes sont: force, flexibilité, vitesse, coordination, concentration, puissance.

En plus d'être un sport plus que complet, l'haltérophilie est également un excellent sport complémentaire pour la plupart des autres sports (ex: sprints, lancers, judo, volleyball, etc.).

Dynamophilie

L'athlète qui soulève le total de poids le plus élevé au total des 3 mouvements suivants et dans sa catégorie de poids gagne la compétition: développé couché, soulevé de terre et flexion de jambes.

La force est la principale qualité physique développée par ce sport.

Les athlètes développent leur force brute au maximum afin de pouvoir soulever la charge la plus lourde possible dans les trois mouvements statiques.

Culturisme

Chaque athlète doit se présenter sur un plateau de compétition pour démontrer son développement physique et est noté par des juges qui détermineront le gagnant.

Les deux mouvements

L'arraché

C'est le premier mouvement exécuté en compétition.

La barre est placée horizontalement devant les jambes de l'athlète. Il saisit cette dernière les mains en pronation, prise large, et la tire d'un seul coup de terre jusqu'à bout de bras. Les bras doivent être tendus lorsque la barre est au dessus de la tête.

C'est un mouvement qui requiert une bonne coordination et une bonne vitesse d'exécution.

L'épaulé-jeté

C'est le deuxième mouvement effectué en compétition.

Ce mouvement s'effectue en deux temps. Pour l'épaulé, la barre est placée horizontalement devant les jambes de l'athlète qui la saisit les mains en pronation, prise fermée, et l'amène d'un seul coup jusqu'aux épaules. Il est permis que la barre touche les cuisses au passage, mais elle ne doit pas toucher la poitrine avant la position finale, c'est à dire lorsqu'elle est appuyée sur les épaules et les clavicules.

Pour le jeté, l'athlète fléchit les jambes et effectue une poussée simultanément avec ces dernières et avec les bras afin d'amener la barre à bout de bras, tendus verticalement au-dessus de la tête.

C'est le mouvement le plus facile à apprendre car il demande moins de technique et plus de force. C'est également le mouvement avec lequel les athlètes soulèvent le plus lourd. Généralement les charges soulevées à l'arraché sont environ 80 % de celles soulevées à l'épaulé-jeté.

Les compétitions

L'haltérophilie est présente à tous les grands Jeux: Jeux du Commonwealth, Jeux panaméricains et Jeux olympiques. Elle est également présente lors de la Finale nationale des Jeux du Québec. Au Québec, il existe également un réseau de compétitions régionales et provinciales (voir la rubrique Calendrier) pour que chaque athlète, peu importe son niveau, puisse participer.

Lors d'une compétition, chaque athlète doit effectuer trois essais à l'arraché et trois essais à l'épaulé-jeté. Ce nombre est fixe. À chaque mouvement effectué, trois officiels jugent si la performance est bonne ou mauvaise. Chacun des officiels doit alors rendre une décision: blanche qui signifie réussi ou rouge qui signifie manqué. Afin que le lever soit jugé réussi, l'athlète doit avoir au moins deux décisions blanches sur trois. Deux ou trois décision rouges signifient que l'athlète a manqué son essai. Certains essais sont automatiquement manqués (exemple: lorsque l'athlète n'est pas capable d'amener la barre à bout de bras). En contrepartie, un mouvement amené à bout de bras n'est pas nécessairement jugé bon automatiquement. Un exemple de mauvais lever pourrait être que l'athlète amène la charge au-dessus de sa tête mais avec un arrêt momentané avant d'avoir ses bras en pleine extension. Il sera alors jugé rouge et l'essai sera manqué.

Lorsque tous les athlètes ont terminé leurs six levers, on compile les résultats de la façon suivante: le meilleur arraché réussi est additionné au meilleur épaulé-jeté réussi ce qui donne le total. Les athlètes sont alors classés selon leur total à l'intérieur de leur catégorie respective.

Si un athlète manque ses trois essais à l'arraché ou ses trois essais à l'épaulé-jeté, il n'a aucun total. Si deux athlètes dans la même catégorie réalisent le même total, l'athlète qui était le plus léger à la pesée officielle (qui a lieu deux heures avant chaque compétition) est celui qui aura le meilleur classement.

Les catégories

Voici les catégories de poids:

HOMMES (8)
56 kg - 62 kg - 69 kg -77 kg - 85 kg - 94 kg - 105 kg - + 105 kg

FEMMES (7)
48 kg - 53 kg - 58 kg - 63 kg - 69 kg -
75 kg - + 75 kg

Le poids en question est la limite permise pour être à l'intérieur de cette catégorie. Par exemple une athlète qui aurait un poids de 52 kg serait dans la catégorie des 53 kg.

Voici les cinq catégories d'âge à la Fédération d'haltérophilie du Québec:

15 ans et moins (âge jeunes Louis-Cyr)
17 ans et moins (âge juvénile)
18 ans et moins (âge scolaire)
20 ans et moins (âge junior)
plus de 20 ans (senior)
35 ans et plus (master)

Ces catégories d'âges sont utilisées autant chez les hommes que chez les femmes.

L'équipement

Pour un athlète débutant, l'équipement nécessaire se résume à une paire d'espadrille, un survêtement et un T-shirt. Avec l'expérience, l'athlète s'achètera des bottines d'haltérophilie qui possèdent un talon légèrement surélevé afin d'avoir un meilleur appui et un meilleur équilibre. Et c'est tout!!!

Afin de pratiquer ce sport, l'athlètes doit utiliser les équipements fournis par le club auquel il est inscrit. L'équipement comprend une barre olympique (10 et 20 kg), des poids en métal recouvert de caoutchouc (0,5 - 1,0 - 1,5 - 2,0 - 2,5 - 5 - 10 - 15 - 20 et 25 kg), des supports à flexion, etc...

Quelques faits

  • Non l'haltérophilie n'empêche pas de grandir. Au contraire, des études ont démontré que la majorité des athlètes qui pratiquent l'haltérophilie sont les plus grands de leur famille.
  • L'haltérophilie est un sport très sécuritaire lorsque pratiqué dans les clubs affiliés du Québec. En effet aucune blessure sérieuse n'a été répertoriée au Québec, autant à l'entraînement qu'en compétition, et ce depuis plus de 15 ans!
  • Le dopage en haltérophilie est une chose du passé au Québec et au Canada. Saviez-vous que le Canada possède la politique antidopage la plus sévère au monde! Nous voulons que la pratique de l'haltérophilie soit et demeure un moyen sain d'être en forme et de développer nos qualités physiques et psychologiques.
  • Les hommes et les femmes qui pratiquent l'haltérophilie sont des gens "comme tout le monde". Vous ne les reconnaîtriez probablement pas dans la rue! Ils ne sont ni plus gros, ni plus trapus que la majorité des Québécois.
  • L'haltérophilie est un sport accessible à tous et, avis aux femmes intéressées, vous ne devenez pas du tout une personne aux "gros bras" en pratiquant ce sport. Les athlètes féminines du Québec étaient et demeurent encore très "féminines".
  • La trentaine de clubs actifs au Québec sont sous la supervision d'entraîneurs qualifiés qui ont tous suivi leur cours d'entraîneurs dans le cadre du Programme National de Certification des Entraîneurs (PNCE).

Informations techniques

Document Politiques et règlements techniques 2013-2014 (pdf) :
Mis à jour le 22 septembre 2013

Formulaires:

Plan de développement de l'excellence 2009-2013

- sommaire exécutif (pdf)
- cheminement idéal de l'athlète (pdf)
- premier article (pdf)
- deuxième article (pdf)
- troisième article (pdf)
- quatrième article (pdf)

Programme national de certification des entraîneurs:

Informations générales sur l'haltérophilie:

Dépliants

Mythes

 

Histoire de l'haltérophilie canadienne
par M. Yvon Chouinard,
officiel international #1

- Origine de l'haltérophilie canadienne (220 pages)

- Histoire de l'haltérophilie féminine au Canada (111 pages)